Une histoire liée au fleuve et à Paris

Lieu historique de la batellerie à Conflans-Sainte-Honorine, à la Confluence de la Seine et de l’Oise, la plaine agricole d’Achères… Le territoire, en accueillant Port Seine - Métropole Ouest (PSMO), perpétue son lien historique avec le fleuve.

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Conflans-Sainte-Honorine, capitale de la batellerie

Conflans-Sainte-Honorine, capitale historique de la marine fluviale, abrite le musée de la batellerie, le bateau Je Sers, la chapelle des mariniers, une école pour les enfants des bateliers, et organise tous les ans, en juin, le Pardon national de la batellerie.

Vue du port Saint Nicolas de Conflans-Sainte-Honorine, source HAROPA – Ports de Paris
Vue du port Saint Nicolas de Conflans-Sainte-Honorine, source HAROPA – Ports de Paris

 

La révolution industrielle et des découvertes technologiques du XIXème siècle provoquent l’essor de la batellerie. De nouvelles activités en rapport avec la navigation s’établissent alors à Conflans, qui devient la capitale française de la batellerie.

Le touage, une technique de traction pour les péniches, participe de cet essor : en 1855, une chaîne métallique reliant Paris à Conflans est immergée dans la Seine, puis en 1863, une autre, de Conflans à Rouen.  Le bateau-treuil, le "toueur", équipé d'un moteur à vapeur, s'agrippe à cette chaîne et permet le déplacement du bateau. 

En 2020, Conflans-Sainte-Honorine demeure la capitale des mariniers, avec notamment, la présence de nombreuses péniches des anciens mariniers sur le port de Saint Nicolas.

La plaine d’Achères, le lien avec Paris

Vue aérienne de la plaine d’Achères, source HAROPA – Ports de Paris
Vue aérienne de la plaine d’Achères, source HAROPA – Ports de Paris

 

La « plaine d'Achères » parfois appelée parc agricole d'Achères, était un domaine agricole, propriété de la Ville de Paris. 
Ce domaine a servi de la fin du XIXème siècle et jusqu'au début du XXIème siècle à l'épandage des eaux usées de la ville de Paris et d'autres communes de l'agglomération. L'épandage des eaux usées brutes pendant une centaine d'années a entraîné une pollution des sols. Cette pollution concerne uniquement les sols superficiels et non les sous-sols alluvionnaires.
C’est pour cette raison qu’aucune agriculture orientée vers l’alimentation n’est plus autorisée depuis 2000. Seule la production céréalière en vue de la production de biocarburant est actuellement pratiquée. Les épandages ont été arrêté en 2007. 

En 2009, la société GSM obtient le permis d’exploitation d’un gisement de granulats dans l’emprise du projet et débute son exploitation en 2013. L’exploitation de la carrière sera réalisée en plusieurs phases conditionnant ainsi le phasage de réalisation du futur port.

Andrésy, une ville de la Confluence

Une partie du futur port, et notamment les berges, est située sur la rive gauche d’Andrésy. Commune offrant de jolies vues depuis ses coteaux, elle dispose d’un classement Site Patrimonial Remarquable (SPR) localisé sur la rive droite d’Andrésy (coteaux de l’Hautil), l’ile Nancy, et la rive gauche de la Seine, ce dernier secteur faisant partie du périmètre du projet (les berges de la Seine). Les berges seront aménagées et renaturalisés dans la première phase du projet, en offrant un renforcement de l’écran végétal.

Le projet a intégré dès sa conception, des aménagements (filtres) végétaux permettant de limiter l’impact visuel depuis le territoire, et notamment depuis les coteaux d’Andrésy, de Conflans-Sainte-Honorine et de la commune d’Achères. 

Un barrage et des écluses, gérés par VNF, se situent entre la rive gauche d’Andrésy et l’Ile Nancy, au nord-ouest du futur port.

HISTORIQUE DE LA PLAINE D’ACHÈRES

1855 : Achèvement de la digue d’Achères qui s’étend du pont de Conflans-Sainte-Honorine à Poissy pour protéger les terres cultivables des crues de la Seine.

1889 : Création des « champs d’épandage des égouts de la ville de Paris » sur 2000 hectares de la plaine d’Achères. Les 430 hectares de la forêt de Saint-Germain sont déboisés et cédés à la ville de Paris. 

1895 : Achèvement de l’aqueduc d’Achères qui traverse la Seine et l’Oise pour amener les eaux usées de Paris et sa banlieue jusqu’aux champs d’épandage de Gennevilliers, d’Achères et de Triel.

Vers 1920 : Début de l’extraction de sable et de pierres de ballast dans la plaine. Creusement de gravières et de ballastières, notamment celle de l’étang du Corra, exploitée de 1929 à 1976. 

1940 : Création de la station d’épuration d’Achères (agrandie en 1966, 1972 et 1978).

Vers 1975 : Remplacement progressif des cultures maraîchères par la culture du maïs (moins contaminé par l’irrigation aux eaux usées). Extension de l’arboriculture.

2000 : Interdiction des cultures légumières sur les parcelles où des eaux usées ont été épandues. Seules sont autorisées les cultures non alimentaires.

2007 : arrêt des épandages.

2009 : permis d’exploitation de la carrière pour la société GSM sur le périmètre du projet Port Seine-Métropole Ouest (PSMO).

2014 : débat public PSMO.

2015 – 2018 : concertation post débat public PSMO.

2020 : Enquête publique unique PSMO.

2021 : Premières autorisations de travaux du port.