Depuis l’été 2026, l’activité s’intensifie sur PSMO. Le chantier entre dans une séquence consacrée aux infrastructures qui permettront progressivement au futur port de prendre forme : la darse, les quais, les estacades et les accès nécessaires à son fonctionnement.
Cette étape s’inscrit dans la phase 1 du projet, prévue entre 2025 et 2028 sur environ 35 hectares. Elle comprend :
La darse constitue l’un des ouvrages structurants de cette première phase. Ce bassin intérieur permettra à terme l’accueil des bateaux au sein du futur port.
Les travaux réalisés cet été ont notamment porté sur le mur de soutènement, avec la mise en place de palplanches. Ces structures métalliques permettent de maintenir les terres et de sécuriser les berges, tout en protégeant les ouvrages contre les effets de l’érosion.
Les ducs d’Albe ont également été installés. Ces pieux implantés dans le fond du bassin permettront l’amarrage et le guidage des navires. Leur mise en place participe directement à la préparation des futures installations portuaires.
Les travaux de battage des pieux des estacades Est et Ouest ont également été réalisés durant l’été. Ces ouvrages permettront l’accostage et les opérations de chargement fluvial.
D’ici la fin de l’année 2026 : les travaux se poursuivront avec la finalisation des terrassements hors d’eau, le démarrage des terrassements sous l’eau et la construction des estacades Est et Ouest.
Le chantier se poursuit sur les différents secteurs qui entourent la darse.
La protection des berges est en cours, avec la finalisation des travaux de la berge ouest fin août 2026. La ferme du barrage (structure métalliques qui constitue l'ossature du barrage) a été démolie.
Des travaux de terrassement sont également réalisés pour les bassins de compensation destinés à l’aménagement des zones humides.
Le projet intègre aussi la préparation des futures plantations. Ainsi, cet été 1 000 arbres ont été sélectionnés en pépinière afin d'être replantés.
Enfin, la promenade des berges entre progressivement dans sa phase d’aménagement, avec la pose des réseaux et les travaux de terrassement.
Côté ferroviaire, le mur de soutènement de la future plateforme est posé. Il reste à réaliser son parement en pierre.
Les travaux concernent aussi les futures connexions du site :
Les opérations de ce chantier sont organisées en plusieurs séquences afin de préserver les accès aux sites voisins et de limiter les perturbations. La route du barrage est notamment fermée à la circulation depuis le 29 juin 2026 et une déviation est mise en place jusqu’au 31 décembre 2026.
L’accès à la berge du quai de l’Île au Bac reste ainsi accessible aux piétons et aux cyclistes pendant les travaux. À terme, la promenade des berges offrira une continuité de circulation renforcée pour les mobilités actives.
Le creusement de la darse génère d’importants volumes de déblais. Afin de limiter les circulations routières, leur évacuation est principalement réalisée par voie fluviale.
Si l’ensemble des matériaux était transporté par la route, cela représenterait en moyenne près de 10 camions par jour entre mai 2026 et avril 2027.
Pour réduire cet impact, une bande transporteuse (tapis roulent) permet ainsi d’acheminer les matériaux jusqu’au point de chargement fluvial.
Cette organisation permet de limiter les flux de poids lourds liés au chantier et s’inscrit dans la logique multimodale qui guidera le fonctionnement du futur port.
Le chantier fait l’objet d’un suivi environnemental continu. Pour l’environnement sonore, quatre stations de mesure « Méduse » de Bruitparif sont installées aux abords du site. Elles permettent de suivre l’évolution du niveau sonore pendant toute la durée des travaux. Des mesures ponctuelles complémentaires sont réalisées par Océlian et des murs anti-bruit mobiles peuvent être installés lors des phases de battage si nécessaire.
À ce stade, aucune émergence sonore notable n’a été constatée depuis le début du chantier. Les opérations générant du bruit sont encadrées par l’autorisation préfectorale. Les opérations de battage sont limitées aux créneaux de 9 h à 12 h et de 13 h à 16 h. Une information préalable est diffusée lors des périodes de travaux bruyants.
La qualité de l’air fait également l’objet d’un suivi avec Airparif. Une nouvelle campagne de mesure de l’empoussièrement a été menée à l’été 2026, après une première campagne réalisée en 2025 afin d’établir un état de référence. Les entreprises mettent en œuvre plusieurs mesures pour limiter les poussières, dont l’arrosage quotidien des pistes, le bâchage des bennes et le lavage des engins.
La biodiversité est également prise en compte dans l’organisation du chantier. Des clôtures pour les amphibiens et des dispositifs d’effarouchement ont notamment été installés. Des cavités seront aménagées dans les palplanches du quai Est pour accueillir les hirondelles de rivage. Les espèces exotiques envahissantes ont fait l’objet d’un traitement avant les interventions de chantier, selon un protocole adapté.